Il y a des pages qui se tournent. Pour Philippe Jordan, mieux vaudrait parler de livre qui se referme. Le chef suisse vient, en effet, de parachever la longue aventure – douze années – partagée avec les forces musicales de l’Opéra de Paris. « J’aurai connu cinq directeurs différents, sourit-il, une lueur amusée dans les yeux. Hugues Gall a signé mon contrat et mon dernier concert à la Bastille a lieu alors qu’Alexander Neef commence son mandat. » De là à diviser sa résidence parisienne en actes, à la manière d’un ouvrage lyrique, il n’y a qu’un pas.