Critique : Désigné Coupable
The Serpent, Rahim a toujours fait preuve d'un talent remarquable pour ce qui est d'injecter de la chaleur humaine dans les personnages les plus accablés rien qu'en ouvrant ses yeux lumineux, ou à travers des expressions faciales très fines. Il le fait extraordinairement bien dans le rôle de cet homme qui s'est battu avec les moudjahidines contre les Soviétiques. Il donne à Mohamedou une dose d’humanité, tout en laissant de la place pour le doute quant à son implication, ou pas, dans des crimes affreux. Sans qu'on sache comment, il parvient à dessiner un Slahi obstiné, mais égale...